Les cas clients publiés sur ce blog ont chacun été retenus pour ce qu'ils montraient de différent. Nathanaël Lecoeur raconte un essai ordinaire mené seul, Joram, coach chez JBS Coaching, pose un relevé à côté de ses mots, et Dylan Bonnet parle en setter et closer de métier.
Celui de Clément Chaplain se distingue sur un point précis : il ne passe presque pas par l'écran de Ficiel. Il passe surtout par Claude, l'assistant d'Anthropic, branché sur son compte, et c'est depuis cette conversation qu'il fait préparer ses relances avant de les valider. Pour quelqu'un dont le métier est justement de faire venir des clients, la question n'était pas de découvrir la relance, mais de savoir combien de temps elle allait lui coûter.
Tout ce qui suit vient de deux sources, que nous gardons séparées : ce qui a été rendu public sur son cas, et ce que la plateforme sait de son compte, à savoir le nombre de conversations récupérées et l'usage du connecteur. Rien n'est ajouté sur ses prix, sur sa clientèle ou sur la façon dont ses appels se sont déroulés.
Qui est Clément Chaplain
Clément Chaplain a fondé BoostMentor Acquisition, une structure qui aide d'autres entrepreneurs à trouver des clients. Il vend notamment un mastermind, un accompagnement de groupe, et c'est à ce programme que se rattache le résultat raconté ici.
Ce détail compte pour lire le cas correctement. Un expert de l'acquisition sait déjà relancer, écrire un message qui donne envie de répondre et mener une conversation jusqu'à une décision. Il ne manquait pas de méthode. Il manquait de temps pour relire, conversation par conversation, des milliers d'échanges accumulés sur Instagram et WhatsApp, et de visibilité sur ceux qui méritaient un nouveau message.
11 000 € et trois places : d'où vient le chiffre
Le montant a été publié dans un post LinkedIn d'Abraham, fondateur de Ficiel, puis dans une vidéo courte : environ 11 000 € encaissés en moins d'un mois, soit trois ventes de son mastermind au bout de 30 jours. Le post raconte aussi la méthode, que nous reprenons plus bas. C'est ce que Clément a rapporté, et c'est la seule source de ce montant.
La plateforme ne peut ni le confirmer ni l'infirmer, et c'est normal : une vente se conclut dans une conversation, se paie sur l'outil de paiement du vendeur et se suit dans sa comptabilité, autant d'endroits que Ficiel ne voit pas. Nous ne savons pas combien de relances ont précédé chacune de ces ventes.
Ce qui se recoupe, en revanche, c'est l'ordre de grandeur. Trois places pour environ 11 000 € veulent dire un programme vendu plusieurs milliers d'euros la place, ce qui place Clément exactement dans la situation que décrit la relance en DM pour une offre high ticket : peu de ventes, chacune assez lourde pour qu'une seule conversation rouverte change le mois.
Plus de 7 500 conversations, relues par Claude
Ce que la plateforme établit d'elle-même, c'est le volume. Le compte de BoostMentor compte 7 569 conversations récupérées au 27 octobre 2026, dont 6 545 sur Instagram et 1 024 sur WhatsApp, groupes compris. Personne ne relit ce volume à la main, et c'est là que la manière de travailler de Clément devient intéressante.
Plutôt que de parcourir la boîte de réception, il passe surtout par Claude, l'assistant d'Anthropic, branché sur son compte Ficiel par le connecteur MCP. Le Model Context Protocol, présenté par Anthropic à son lancement en novembre 2024, est un standard ouvert qui permet à un assistant de lire et d'agir dans un outil tiers avec l'accord de son utilisateur. Nous l'avons expliqué plus simplement dans MCP, c'est quoi ?, et la page Ficiel dans Claude et ChatGPT détaille ce que le connecteur peut faire.
Concrètement, ce type d'usage consiste à poser des questions en langage courant, par exemple qui a parlé de l'offre sans aller au bout, ou qui a demandé un prix puis s'est tu. L'assistant cherche dans les conversations, les lit et propose une liste, puis prépare les relances. Rien ne part sans que Clément l'ait validé.
WhatsApp et Loom : une relance qui n'a rien d'automatique
Une partie de ses relances a été préparée à partir de son historique WhatsApp. Ficiel relit cet historique avec les conversations Instagram, et la relance se prépare à partir de ce qui a vraiment été dit dans l'échange, plutôt qu'à partir d'un modèle de message.
Clément y ajoute un geste qui ne s'automatise pas : des vidéos Loom personnalisées, enregistrées pour une personne précise. Le message rouvre la conversation, la vidéo montre qu'il s'agit bien d'elle. C'est ce mélange qui fait la différence avec une campagne, et c'est aussi ce qui garde la relance du bon côté de la ligne : écrire à quelqu'un qui t'a écrit, avec un contenu fait pour lui, n'a rien d'une prospection de masse, comme nous le détaillons dans relancer ou prospecter à froid.
Pourquoi passer par Claude plutôt que par l'interface
Rien n'oblige à piloter Ficiel depuis un assistant : l'application fait la même chose. Passer par Claude est un choix de méthode, celui de quelqu'un qui préfère formuler ce qu'il cherche plutôt que filtrer une liste.
Ce mode de travail apporte une chose que l'interface ne donne pas aussi facilement : la possibilité de poser une question floue et de la préciser en route, comme avec un assistant humain. On peut demander de montrer ceux qui ont parlé d'une offre, puis seulement ceux qui ont demandé un prix, puis de préparer un message pour les trois premiers. Nous avons montré la même logique côté Instagram dans MCP Instagram : brancher tes DM sur Claude ou ChatGPT, et côté WhatsApp dans MCP WhatsApp.
Ce que ce cas établit, et ce qu'il n'établit pas
Il établit qu'un professionnel de l'acquisition, qui pouvait tout faire à la main, a choisi de confier la relecture de plus de 7 500 conversations à Ficiel, de piloter le tri depuis Claude et de garder pour lui la validation et la touche personnelle. Il établit aussi, par sa propre parole publique, que ce travail a abouti à trois ventes de son mastermind pour environ 11 000 €.
Il ne donne en revanche aucun taux de conversion, et son résultat ne se transpose pas à un autre compte. Il dépend de ce qui dormait dans son historique, du prix de son programme et de son savoir-faire de vendeur, que l'outil ne remplace pas. Un compte sans conversations passées n'aurait rien eu à relancer.
La question utile, pour toi, est donc celle-ci : combien de personnes t'ont déjà demandé un prix, parlé de ton offre ou promis de revenir, sans que tu leur aies réécrit depuis ? C'est là que Clément a commencé.
FAQ
C'est quoi Ficiel ?
Ficiel est une boîte de réception IA pour coachs et setters : elle ressort les anciennes conversations Instagram, WhatsApp et LinkedIn à relancer, prépare le message, et rien ne part sans validation humaine. Dans le cas de Clément Chaplain, l'outil a relu plus de 7 500 conversations pour faire remonter celles qui méritaient un nouveau message.
D'où vient le chiffre de 11 000 € ?
De ce que Clément a rapporté, publié sur LinkedIn par Abraham, fondateur de Ficiel, puis en vidéo : environ 11 000 € en moins d'un mois, soit trois places de son mastermind. La plateforme ne voit pas les paiements, qui passent par ses propres outils, et ne peut donc ni le confirmer ni l'infirmer.
Faut-il utiliser Claude pour obtenir ce résultat ?
Non. Clément passe surtout par Claude parce qu'il y travaille déjà, mais l'application Ficiel fait la même chose : elle trie les conversations, prépare les relances et attend ta validation. Le connecteur est une autre porte d'entrée, pas une condition.
Ficiel envoie-t-il les messages tout seul ?
Non. Que la relance soit préparée dans l'application ou depuis Claude, elle ne part qu'après validation. Dans ce cas précis, Clément ajoutait en plus ses propres vidéos Loom, enregistrées une par une.
Est-ce que ça marche aussi sur WhatsApp ?
Oui. Une partie des relances de Clément s'appuie sur son historique WhatsApp, relu avec ses conversations Instagram. LinkedIn se branche de la même façon.
Vais-je obtenir le même résultat ?
Personne ne peut te le promettre, et cet article ne le fait pas. Le point de départ, en revanche, est le même : ton historique relu dès la connexion, les conversations restées sans suite remontées, et des relances préparées dans tes mots que tu valides une par une.