Blog

Cas client Nathanaël : 5 rendez-vous en moins de 10 jours d'essai

Coach, Nathanaël Lecoeur a booké 5 rendez-vous pendant son essai de Ficiel, sans y passer ses journées, puis il est resté. Son avis Trustpilot au mot près, ce que ses trois premiers jours montrent, et ce que ce cas n'établit pas.

Cinq cas clients vivent déjà sur ce blog, et chacun a été choisi pour ce qu'il montrait de différent. Joram, coach chez JBS Coaching, a l'avantage d'un relevé de compte posé à côté de ses mots. Dylan Bonnet, setter et closer de métier, s'appuie sur deux déclarations concordantes. Tomy Lecoq et Michel Gozo témoignent en vidéo, et Maoris, coach nutrition, par une capture de conversation.

Celui de Nathanaël Lecoeur, coach qui publie sous le nom Lecoeur Impact, montre autre chose, qui ressemble davantage à la situation d'un lecteur de ce blog. Il a vu une publicité, il a créé son compte, il a branché son Instagram et il a commencé à relancer lui-même, dans les jours qui ont suivi. Son cas tient en un avis court et en quelques faits simples, et c'est précisément pour cela qu'il méritait d'être raconté plutôt que résumé en une ligne : il décrit un essai ordinaire qui s'est bien passé.

Tout ce qui suit vient de trois sources, que nous gardons séparées : son avis public, ce qu'il nous a rapporté pendant l'essai, et ce que la plateforme sait de son compte, à savoir la date de début de l'essai et son passage à l'abonnement payant. Rien n'est ajouté sur son offre, sur sa clientèle ou sur sa façon de vendre.

Ce que l'avis dit, mot pour mot

Le 9 octobre 2026, dix jours après le début de son essai, Nathanaël Lecoeur a publié un avis cinq étoiles sur la page Trustpilot de Ficiel. La plateforme l'étiquette « Avis spontané », ce qu'elle réserve aux avis que l'entreprise n'a pas sollicités par une invitation. Son titre : « J'ai longtemps cherché un outils pour le setting ». Le texte, reproduit au mot près, fautes de frappe comprises :

Avis Trustpilot 5 étoiles de Nathanaël Lecoeur, publié le 9 octobre 2026
Capture de l'avis, étiquette Avis spontané visible

J'ai longtemps cherché un outils pour gérer les conversations/setting.. Ce qui a souvent été une plaie pour moi car trop de messages partout et etc.. Et impossible de relancer les bonnes personnes ! Mais en moins de 10 jours avec Ficiel, on a déjà booké 5 rdv, alors que pourtant je n'ai pas pris non plus énormément de temps ! Et c'était un plaisir !! Donc foncez !

Quatre choses tiennent dans ce texte, et elles ne sont pas de même nature. La première est un problème ancien, décrit avec ses mots. La deuxième est un résultat chiffré, cinq rendez-vous, que lui seul peut compter. La troisième porte sur le temps qu'il y a passé, et elle compte autant que le chiffre. La dernière est une recommandation, qui n'engage que lui et que nous laissons telle quelle.

« Une plaie » : le problème qu'il décrit avant Ficiel

Avant le résultat, l'avis commence par une recherche longue et infructueuse. Il cherchait un outil pour gérer ses conversations et son setting, et il nomme précisément ce qui coinçait : trop de messages, éparpillés, et l'impossibilité de savoir qui relancer. Ce sont deux difficultés distinctes, et la seconde est la plus coûteuse.

Trop de messages partout, c'est un problème de rangement. Il se règle en partie avec de la discipline, des étiquettes, une boîte de réception mieux tenue. Ne pas savoir qui relancer est d'une autre nature, parce que la réponse ne se trouve dans aucun message récent. Elle se trouve dans des conversations qui se sont arrêtées il y a des semaines ou des mois, avec des gens qui avaient posé une question, parlé d'un prix ou promis de revenir. Une messagerie les fait disparaître sous le flot du jour, et nous avons expliqué ailleurs comment les retrouver quand on ne sait plus qui n'a jamais répondu.

Il écrit « les bonnes personnes », et la nuance compte : relancer tout le monde est facile et dangereux ; relancer les bonnes personnes demande de relire, ce que personne ne fait à la main sur des centaines de fils.

Les trois premiers jours

D'après ce qu'il nous a rapporté pendant l'essai, Nathanaël Lecoeur avait envoyé une dizaine de relances seul au troisième jour, et il en avait tiré deux rendez-vous. « Seul » veut dire ici que c'est lui qui a choisi les personnes à relancer, relu les messages préparés et cliqué sur l'envoi.

Deux rendez-vous pour une dizaine de relances, au troisième jour, ne sont pas un taux à retenir comme une norme : l'échantillon est minuscule, et les premières relances d'un essai visent souvent les conversations les plus prometteuses de l'historique, celles qui étaient restées en suspens tout près d'une décision. L'ordre des choses, lui, dit quelque chose : le premier résultat est arrivé avant que l'essai ait eu le temps de devenir une habitude, ce qui suppose que la matière était déjà là, dans ses messages, et qu'il suffisait de la rouvrir.

C'est aussi la raison pour laquelle ces relances ressemblent si peu à de la prospection. Elles s'adressent à des gens qui avaient écrit les premiers. Meta décrit la réponse rapide comme le comportement attendu d'un compte professionnel et laisse jusqu'à vingt-quatre heures pour répondre à une personne qui t'a écrit, tandis que sa politique sur le spam vise le contenu répétitif et les envois à très haute fréquence. Une dizaine de messages écrits pour des personnes précises, sur trois jours, ne relève pas de la seconde catégorie, et le rythme des relances sur Instagram se règle justement pour que cela reste vrai à plus grande échelle.

Cinq rendez-vous, et le temps qu'il n'y a pas passé

Avant la fin de son essai, le compte était passé à cinq rendez-vous. Son avis le dit à sa manière, « en moins de 10 jours avec Ficiel, on a déjà booké 5 rdv », et le chiffre est le sien : un rendez-vous se prend dans une conversation, se confirme dans un agenda et se tient au téléphone ou en visio, autant d'endroits que la plateforme ne voit pas. Nous ne savons pas combien de ces rendez-vous ont été honorés, ni ce qu'ils sont devenus ensuite.

La phrase qui suit est pourtant celle que nous retenons : « alors que pourtant je n'ai pas pris non plus énormément de temps ». Un coach qui prend cinq rendez-vous en y passant des soirées entières n'a rien trouvé de nouveau, il a simplement travaillé davantage. Celui qui les prend sans y consacrer beaucoup de temps a changé l'endroit où son temps passe : il ne relit plus ses fils un par un pour décider qui relancer, il valide des relances déjà préparées pour des conversations déjà triées.

La manière d'amener un prospect jusqu'au rendez-vous compte aussi, et elle n'apparaît pas dans un avis de six lignes. Un lien d'agenda lâché trop tôt fait souvent perdre la conversation qu'une relance venait de rouvrir, ce que nous détaillons dans pourquoi envoyer ton lien d'agenda tue tes rendez-vous. La relance remet la personne en mouvement, la suite de l'échange décide si elle prend un créneau.

La suite : il est passé payant

À la fin de ses dix jours d'essai, Nathanaël Lecoeur est resté et son abonnement a démarré. Avec la date de début de l'essai, c'est le fait de ce cas que la plateforme établit d'elle-même, sans dépendre de ce qu'il raconte, et c'est peut-être le plus parlant : un avis se rédige dans l'enthousiasme d'une bonne semaine, alors qu'un premier prélèvement se décide à froid.

Ce qu'il a fait de son compte depuis, le nombre de rendez-vous des semaines suivantes et ce qu'ils ont rapporté ne figurent dans aucune source publique, et nous n'avons pas à les deviner.

Ce que ce cas établit, et ce qu'il n'établit pas

Il établit qu'un coach arrivé par une publicité a pu prendre en main l'outil seul, relancer dès les premiers jours, obtenir ses premiers rendez-vous avant la fin de la première semaine et décider de payer à la fin de l'essai. Il établit aussi, par un avis public étiqueté spontané, que cette personne identifiable, avec son nom affiché, le raconte elle-même.

Il ne donne en revanche aucun taux de rendez-vous à attendre, et son résultat ne se transpose pas tel quel à un autre compte. Ses cinq rendez-vous dépendent de ce qui dormait dans son historique, de son offre et de sa façon de mener ses appels, que nous ne connaissons pas. Un compte ouvert sans conversations derrière lui n'aurait rien eu à relancer. Le cas de Joram montre ce qu'apporte un relevé détaillé à côté des mots ; celui-ci repose davantage sur la parole du client, et il faut le lire ainsi.

Ce que tu peux en tirer tient en une question à te poser avant l'essai : as-tu, comme lui, des mois de conversations où des gens ont montré de l'intérêt puis se sont tus ? Si oui, tes premières relances existent déjà, il reste à les retrouver.

FAQ

C'est quoi Ficiel ?

Ficiel est une boîte de réception IA pour coachs et setters : elle ressort les anciennes conversations Instagram, WhatsApp et LinkedIn à relancer, prépare le message, et rien ne part sans validation humaine. Dans le cas de Nathanaël Lecoeur, cela recouvre ce qu'il décrit comme son problème de départ, ne plus savoir qui relancer au milieu de messages éparpillés.

L'avis de Nathanaël Lecoeur a-t-il été sollicité ?

Non. Trustpilot l'étiquette « Avis spontané », ce que la plateforme réserve aux avis déposés sans invitation de l'entreprise. Il l'a publié le 9 octobre 2026, dix jours après le début de son essai, et Ficiel y a répondu publiquement le même jour.

D'où viennent les cinq rendez-vous ?

De lui. Il les annonce dans son avis public, et les deux premiers, obtenus au troisième jour, nous les connaissons par ce qu'il nous a rapporté pendant l'essai. La plateforme ne peut ni les confirmer ni les infirmer, puisqu'un rendez-vous se prend et se tient en dehors de la messagerie. Ce qu'elle établit, c'est la date de début de son essai et son passage à l'abonnement payant.

A-t-il été accompagné pendant son essai ?

Ses relances, il les a envoyées seul. Il est arrivé par une publicité, a créé son compte lui-même et a choisi les personnes à relancer, en validant chaque message avant son départ.

Combien de temps faut-il y passer par jour ?

Personne ne peut te donner une durée valable pour tout le monde, et lui n'en donne pas : il écrit seulement qu'il n'y a pas pris « énormément de temps ». Le temps se concentre surtout sur la relecture et la validation des relances proposées, le tri des conversations n'étant plus fait à la main.

Vais-je obtenir le même résultat ?

Personne ne peut te le promettre, et cet article ne le fait pas. Ce que l'essai te donne, c'est le même point de départ que lui : ton historique relu dès la connexion, les conversations restées sans suite remontées, et des relances préparées dans tes mots que tu valides une par une.

Celui de Clément Chaplain, qui pilote ses relances depuis Claude, montre une autre façon de travailler, à partir de plus de 7 500 conversations.